Dominique Labarriere

  • Si Friedrich Nietzsche a pu, en son temps, déclarer « Dieu est mort », personne, à ce jour, à notre connaissance, ne s'est aventuré à proclamer la mort de Satan.
    Nous ne nous y risquerons pas. Nous nous contenterons d'évoquer sa haute figure dans ses métamorphoses, ses pompes et ses oeuvres. Et, en un prolongement dramatiquement logique, le bouc émissaire tout trouvé qu'est la femme. À l'heure où le féminisme prend un nouveau visage et s'incarne dans la figure mythique de la sorcière, il est essentiel de revenir sur le processus qui a conduit à cet état de fait : le Diable.
    Du Moyen Âge à nos jours, Dominique Labarrière dresse les multiples visages de l'incarnation du Mal, mettant en exergue l'utilisation qui en a été faite afin de modifier le statut des femmes : découvrez quelle est cette conception de la femme que les puissances religieuses et laïques vont s'employer à promouvoir à partir des dernières décennies du XVe siècle.

  • Qu'on ne s'y trompe pas : la sorcière n'est pas le sorcier au féminin. Elle est d'une autre nature. Quand bien même parviendrait-on à faire l'inventaire exhaustif des actes, des prodiges, des maléfices, des mirages relevant de la sorcellerie, on n'aurait pas encore mis à nu le mystère de la sorcière.
    Dans nos contrées d'Europe, trois ou quatre siècles durant, leur rendant l'hommage flamboyant et purificateur du bûcher, on a consumé des sorcières par dizaines de milliers. Mais, ce faisant, a-t-on réduit en cendres « la » sorcière, l'amante des songes obsessionnels de clercs et de juges qui en perdaient la raison ?
    Du cavalier noir de Verberie à la « dernière» sorcière Anna Gldin, en passant évidemment par Salem, cet ouvrage vous propose de (re)découvrir les plus grands procès de sorcellerie de l'histoire. Et peut-être de percer le mystère d'une figure incontournable.

  • Qui n'a jamais entendu parler des Templiers, cet ordre militaire et religieux, tellement novateur dans la société médiévale ? Nous pourrions considérer que tout a déjà été dit, et pourtant... Malgré la qualité des recherches effectuées par les historiens, beaucoup de zones d'ombre demeurent autour de sa création et de son histoire.
    Une chose est certaine, la dimension politique est bel et bien présente d'emblée, facilitant grandement la reconnaissance officielle de l'ordre. Officialisation assortie de privilèges considérables qui devaient rapidement provoquer les plus vives jalousies et les plus violentes critiques. En peu de temps, l'ordre est devenu puissant. Très puissant. Riche. Très riche.
    Mais tant de puissance et de richesses devaient à terme se retourner contre l'ordre même.
    Au terme d'une procédure de plusieurs années, chef-d'oeuvre de rouerie et de cynisme, en 1312, lors du concile de Vienne, le pape décrète la suppression de l'ordre. Deux années plus tard, en 1314, son dernier grand maître, Jacques de Molay, périt sur le bûcher à Paris sur ordre du roi de France.
    De cela, Maurice Druon a tiré une fresque passionnante, incroyablement romanesque, une fiction pleine d'invention.
    Mais qu'en est-il de la réalité?

  • 2019 : « l'année Vinci » et « l'année Chambord » Les cinq cents ans de la mort de Vinci et de la construction du château de Chambord sont conjointement commémorés tout au long de cette année. Le livre retrace les moments forts du parcours de Léonard de Vinci venu passer les trois dernières années de son existence en France, à Amboise, près de son protecteur le jeune roi François 1er, alors au sommet de sa gloire. Ce livre, qui se lit comme un roman, explore ce qu'on peut appeler « le mystère Chambord », jamais élucidé jusqu'alors. Le château, mondialement connu, est construit d'après des croquis laissés par Vinci, notamment le très célèbre escalier monumental à double révolution qui en est la pièce maîtresse. Pourquoi Léonard a-t-il conçu un tel plan si différent de ceux des autres châteaux de la Renaissance ? Quel message, quel testament intellectuel, spirituel, symbolique, ésotérique a-t-il voulu nous laisser en plaçant au coeur de cet édifice cet escalier extraordinaire qui, en fait, ne mène nulle part ? Suivez les pistes ouvertes par l'auteur et découvrez l'éclairage nouveau sur le sens à donner à cette prouesse architecturale qui offre ainsi une lecture renouvelée, enrichie du monument lui-même ainsi que de l'oeuvre du génial Vinci.

  • Les sociétés secrètes sont-elles le miroir du monde ?
    Laissez-nous vous conter leur histoire, leur organisation, leurs rituels, leurs relations au savoir et au pouvoir, mais aussi les personnages fondateurs ou emblématiques, les anecdotes, les faits marquants...
    En mettant ces faits en perspective avec le contexte historique dans lequel ces ordres sont apparus et en expliquant leur évolution, leur adaptation aux fluctuations de l'histoire, ces groupes de l'ombre sont très éclairants. Ils en disent long sur l'état - momentané ou pérenne - des sociétés dont ils se veulent la face cachée.
    De l'Antiquité à nos jours, l'histoire de ces sociétés emblématiques est autant d'aventures humaines, entre forces de lumière et puissances des ténèbres.

  • Exploration de l'ombre Nouv.

    « Donne le vent au vent. Traverse la nuit jusqu'à la nuit qui lie le visible et l'invisible. Ainsi, disait-il, perdras-tu enfin ce que tu ne possèdes pas. Et peut-être alors, souffleras-tu comme ce soir le vent souffle. » Un recueil en prose de Dominique Labarrière (1948-1991), critique et conseiller littéraire, poète et coanimateur de la revue "Jungle".

  • 11 novembre 1918 - La Victoire. Partout les carillons de joie, les flonflons de la délivrance. La fin d'un cauchemar de quatre épouvantables années. Mais est-ce bien la fin du cauchemar pour ces grands blessés qu'Héloïse Davray tentait tant bien que mal d'accompagner dans cet hôpital de campagne du côté de la somme ? Est-ce bien la fin du cauchemar pour ces femmes - veuves, mères, soeurs, fiancées de gars tués au front ou revenus mutilés - qui se rassemblent chaque jour presque en cachette dans la sacristie de l'église de Saint-Augustin pour partager leur tristesse, leur désarroi, leur épuisement et leur détestation de la guerre ? La parole qu'elles libèrent alors, si peu en harmonie avec la liesse de commande du moment, n'a pas droit de cité. On leur impose silence. Comme on impose silence à Françoise Dupuy, cette jeune avocate devenue journaliste pour enquêter sur les troublantes zones d'ombre autour de l'assassinat du leader socialiste et pacifiste Jean Jaurès, en 1914, quatre jours avant l'entrée en guerre de la France. Les chemins de Françoise et d'Héloïse vont se croiser. Pour cette dernière, ce sera la révélation des sombres machinations, des épouvantables compromissions et de l'océan de corruption qui ont prospéré en marge du conflit et grâce à lui. Les coupables, les corrompus, les affairistes, les politicards qui, pour de sordides raisons d'intérêt et de pouvoir, ont tout fait en sous-main pour que cette guerre éclate, elle ne les connaît que trop bien. Elle était des leurs avant-guerre. Elle partageait leur existence de luxe, de futilité, de volupté. Elle était même tombée follement amoureuse de l'un d'eux, peut-être bien le plus compromis. Aussi, lorsque les carillons joyeux cessent de sonner, se persuade-t-elle sans peine que l'heure est venue pour ceux-là de payer.

  • Tout le pays est en effervescence. Le roi, le grand Louis XIV, vient à Chambord goûter le divertissement de la chasse. La cour et l'arrière-cour se pressent. Grands seigneurs, belles dames, gentilshommes de moindre relief sont là. Colbert, l'omnipotent ministre du roi, celui qui fait tant d'ombre autour de lui et suscite tant de haines, y est lui-même attendu. Molière aussi est du voyage. Avec sa troupe, il doit créer sa nouvelle pièce, Le Bourgeois gentilhomme. Le roi aime Molière, qui sait si bien le faire rire et dire les choses qu'un roi ne saurait dire. Mais si Colbert a ses ennemis, Molière a les siens, non moins acharnés. Ceux-là voient dans ses pièces d'intolérables attaques contre les bonnes moeurs, la religion, les privilèges de toutes sortes. Mettre à profit le séjour à Chambord pour abattre l'un et l'autre, le ministre trop puissant, l'auteur tellement impertinent, voilà le dessein machiavélique qui se trame dans l'ombre. Pour le mener à bien, les conjurés ne reculent devant rien. Leur chemin est semé de meurtres et de terrifiantes manipulations. Ils sont infiltrés jusqu'au coeur du pouvoir royal, jusque dans l'intimité du monarque. Leur plan est d'une habileté et d'une efficacité redoutables. Ils ont pensé à tout, tout calculé. En effet, ils semblent bien qu'ils aient tout prévu... sauf le minuscule grain de sable qui vient si souvent enrayer les machinations les plus hardies, les plus diaboliques : l'amour.

  • IL EST GRAND TEMPS DE METTRE UN POINT FINAL À TOUTES LES EXPRESSIONS SEXISTES DE NOTRE VIE QUOTIDIENNE. Le sexisme est une fange de l'esprit dans laquelle l'homme se vautre avec délectation depuis des siècles et qui, visant à inférioriser arbitrairement la femme, n'aboutit au fond qu'à l'avilir lui-même plus encore. Dans ce livre, Dominique Labarrière s'attache à débusquer, dans les actes, les rites, les comportements, les images voire dans les mots les plus familiers, les travers d'un sexisme sournois auquel, le plus souvent, nous ne prêtons même plus attention. À sa lecture, nous comprendrons mieux la peur que la femme a parfois pu inspirer à l'homme depuis le fi n fond des âges, ainsi que la place et le rôle subalternes qui lui ont été concédés dès la conception de notre organisation sociétale, il y a environ huit siècles. Mais, surtout, nous ne porterons plus le même regard sur les défilés de mode, les concours de Miss, le bouquet au vainqueur, le destin de Marilyn Monroe, la confusion entre l'artiste violeur et son oeuvre, le rôle de Première dame, les commémorations guerrières, la femme en publicité, le sexisme VIP, la « famille » monoparentale, la prostituée, la femme d'exception, la femme indisposée, ou encore la prétendue mission protectrice que l'homme s'est souvent attribuée...

  • Exploration de l'ombre Nouv.

    « Donne le vent au vent. Traverse la nuit jusqu'à la nuit qui lie le visible et l'invisible. Ainsi, disait-il, perdras-tu enfin ce que tu ne possèdes pas. Et peut-être alors, souffleras-tu comme ce soir le vent souffle. » Un recueil en prose de Dominique Labarrière (1948-1991), critique et conseiller littéraire, poète et coanimateur de la revue "Jungle".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Redécouvrez Gaïa, Héra, Athéna, Hélène, Pénélope, Médée, Pandore, Aphrodite, Circé, Jocaste et tant d'autres ...
    À travers cette relecture passionnante et documentée des légendes mythologiques, remontez aux origines des préjugés sexistes qui ne cessent de nourrir notre imaginaire et nos références culturelles depuis plus de vingt siècles.
    Les figures féminines de la mythologie représentent en effet un échantillon complet des griefs faits à la gent féminine tout au long de notre histoire. En mettant en exergue le foisonnement de ces préjugés immémoriaux, l'auteur entend rendre aux femmes la justice qui leur est due. Quiconque se souciant de la cause des femmes sera curieux de remonter ainsi à l'origine du mal.
    Une relecture fascinante qui explore la véritable place faite aux femmes dans nos sociétés.

  • L'été 1944, dans le maquis, les destins des futurs héros se croisent : celui de Charles Forrest, enfant de la bourgeoisie devenu résistant par goût de l'action, celui de Dante que ses parents, aristocrates, ont plongé dans le maquis comme dans une colonie de vacances alors qu'il crève de peur, celui de Ravenne, maquisard de la dernière heure, crapule semant la terreur.

  • Un polar qui à pour cadre La Baule et la poche de Saint-Nazaire.

  • Ils ont perdu la vie alors qu'ils étaient au faîte du pouvoir et des honneurs. Carnot, Jaurès et Doumer sont morts pour des idées, assassinés par des anarchistes ou des illuminés. Salengro s'est donné la mort pour défendre son honneur après une terrible campagne de diffamation, comme Bérégovoy et Boulin, salis l'un et l'autre par la presse. Ayant franchi la ligne jaune, de Broglie a fait l'objet d'un contrat ; Joseph Fontanet a commis l'erreur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ; Grossouvre, enfin, semble avoir choisi le suicide par dépit.

    Ce livre évoque des infamies médiatiques, explore l'énigme de morts étranges et lève le mystère de certaines d'entre elles. Surtout, il raconte des tragédies, humaines avant d'être politiques.

  • Que ce soit pour acquérir pouvoir, argent ou gloire, certains individus ont su déployer des trésors de ruse et d'ingéniosité dans les arnaques, les tromperies et les manipulations afin d'exploiter la crédulité de leurs contemporains. « La fin justifie les moyens » paraît être le credo de ces Machiavel qui semblent avoir surgi à toutes les périodes de l'Histoire.
    Dominique Labarrière raconte certaines de ces entreprises les plus stupéfiantes, qui secouèrent parfois violemment l'opinion publique. Il en décrit les mécanismes et met au jour leurs implications humaines ainsi que leurs enjeux avec des conséquences qui, le plus souvent, dépassèrent ce qu'avaient prévu les apprentis sorciers qui les ont ourdies. Parmi celles-ci : l'affaire du collier de la reine, celle de Panama, les faux carnets d'Hitler, la fausse mine d'or de Bre-X Busang, la guerre politique sans pitié de Clearstream, l'intoxication de masse effectuée autour des emprunts russes, la farce coûteuse des avions renifleurs, le trafic de décorations sous la IIIe République, les « chefs-d'oeuvre » du génial faussaire Wolfgang Beltracchi et, pour finir, l'escroquerie flamboyante de Bernard Madoff, le gourou de Wall Street.
    Lire ces 12 histoires, c'est retrouver tous les ressorts de véritables scénarios de films ou de romans !

empty