Claude Mossé

  • HistoireLa Grèce archaïque d'Homère à Eschyle L'époque archaïque grecque fut longtemps l'équivalent de notre Moyen Age, considérée comme des siècles obscurs, rigides et figés. Or, grâce aux progrès de l'archéologie, à une lecture très fine des textes, on

  • Histoire d'une démocratie : AthènesGrâce à une mise en valeur de la documentation archéologique, épigraphique et littéraire, on mesure le caractère original et exceptionnel d'Athènes dans l'ensemble de la Grèce ancienne.Après la grande crise sociale des débuts du VIe siècle, la démocratie s'est imposée à Athènes en s'accompagnant du développement d'une économie servile et de l'établissement d'un système d'échanges hégémonique. Quand les autres Grecs furent en mesure de secouer le joug athénien, la Cité, réduite à ses seules forces, devint une proie facile pour les Macédoniens.Cet ouvrage, dont la première édition date de 1971, reste une introduction magistrale à l'histoire d'Athènes.Claude MosséElle est aujourd'hui en France l'une des meilleures spécialistes de l'histoire grecque. Professeur émérite à l'université de Paris-VIII, elle est l'auteur de nombreux travaux d'histoire ancienne qui font autorité.

  • La " Malamour " part en croisade : elle veut prêcher pour un Comtat Venaissin rattaché à la république naissante et non plus à l'autorité papale. De 1789 à 1792, voici la fougueuse orpheline sur les routes de Carpentras, d'Avignon et de Paris pour rallier les " grands hommes " et le peuple à sa cause.
    Belle orpheline de dix-sept ans, Eloïse, que l'on surnomme " Malamour ", a grandi recluse dans un couvent d'Avignon. En cette fin du XVIIIe siècle, la révolution est en marche, bientôt nobles et miséreux seront égaux devant la loi. A l'exception des habitants du Comtat Venaissin, propriété de l'Eglise entre mont Ventoux et vallée du Rhône, où sévissent pillages, famines et massacres. Révoltée par tant d'injustices, Eloïse part en croisade afin de prêcher pour un Comtat rattaché à la république naissante. De sa Provence natale jusqu'à Paris, partout sa détermination impressionne et son charme, puissant, opère auprès d'hommes influents. Alors que délation et trahison sont monnaie courante, Eloïse, risquant sa vie à tout instant, découvrira-t-elle le secret de son incroyable filiation ?
    Une page méconnue de l'histoire de la cité des papes.

  • « Il y a peu d'années, je cherchais partout des âmes républicaines ; je me désespérais de n'être pas né Grec ou Romain », écrivait Camille Desmoulins.
    C'est en effet vers les Anciens que se tournent avidement les révolutionnaires quand ils veulent fonder

  • Au lendemain de l'Anschluss, en 1938, le gouvernement suisse choisit la " neutralité ", ferme ses frontières et ouvre des " camps de réfugiés ", qui ne sont autres que des camps d'internement pour les Juifs qui ont réussi à quitter l'Allemagne ou l'Autriche nazies. Paul Grüninger, lui, désobéit. Commandant de la police cantonale, en poste à Saint-Gall, à la frontière austro-germano-suisse, il falsifie des documents qui permettront à des centaines de Juifs d'éviter ainsi la déportation. Parallèlement, Martha, une Juive allemande naturalisée suisse, s'insurge et organise l'accueil et l'exfiltration de centaines de pourchassés.
    Pour prix de sa conscience civique, de son humanité, Paul Grüninger sera démis de ses fonctions, condamné, privé de retraite dans une totale indifférence. Après avoir vécu d'emplois précaires, il meurt en 1972, un an après avoir été proclamé " Juste parmi les nations " au nom de l'Etat d'Israël. Autour de l'homme, le roman, construit sur des vérités historiques, se déroule tel un thriller aux multiples rebondissements où gravitent de nombreux personnages aux caractères contrastés : Eugen Stahler, banquier saint-gallois ; Martha, allemande et juive ; Frederika, convertie au national-socialisme ; Weilmüller, galeriste lucernois...

  • Au XVIe siècle, l´épopée tragique et romanesque des vaudois, rattachés au protestantisme, pourchassés par les catholiques.Au moment où la France sort des rudesses du Moyen Age pour plonger dans les joliesses de la Renaissance, se préparent les massacres des guerres de Religion. Protestants avant l´heure, les vaudois du Luberon, vaudois parce qu´émules de Pierre Valdès, un négociant lyonnais qui, au XIIe siècle, prônait la pauvreté et l´humilité de l´Eglise, seront les grandes victimes du siècle de Montaigne et La Boétie.

    Sibylle, jeune veuve du seigneur de Buoux, dans le Luberon, elle-même vaudoise, prend fait et cause pour les siens, pourchassés, torturés, violés, brûlés ou tués par Meynier d´Oppède, premier président du parlement d´Aix-en-Provence. Tout cela dans un silence des puissants qui frise la connivence si ce n´est l´assentiment.

    Sibylle se rend au Vatican pour tenter de convaincre le pape Paul III. Lequel n´est pas contre un peu plus de compassion mais ne fait rien. C´est surtout la jeune femme qui l´intéresse. Pas ces hérétiques qui ont le culot de traduire les Ecritures sacrées en occitan, c'est-à-dire dans la seule langue que les fidèles comprennent. Des hérétiques !

    Sibylle, dévouée à sa cause, va aussi rencontrer François 1er, le roi de France. Vieillissant, celui-ci n´a d´intérêt que pour sa lutte contre l´empereur Charles Quint qui convoite la Provence, donc le Luberon !

    Et pendant ce temps, les villages de Gordes, Roussillon, Bonnieux, Ménerbes, Mérindol, Lourmarin sont mis à sac et détruits par le feu. Trois mille personnes sont exterminées, hommes, femmes, enfants, en cinq jours, sept cents envoyées aux galères, les cultures détruites et les troupeaux décimés.

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