Littérature générale

  • La " Malamour " part en croisade : elle veut prêcher pour un Comtat Venaissin rattaché à la république naissante et non plus à l'autorité papale. De 1789 à 1792, voici la fougueuse orpheline sur les routes de Carpentras, d'Avignon et de Paris pour rallier les " grands hommes " et le peuple à sa cause.
    Belle orpheline de dix-sept ans, Eloïse, que l'on surnomme " Malamour ", a grandi recluse dans un couvent d'Avignon. En cette fin du XVIIIe siècle, la révolution est en marche, bientôt nobles et miséreux seront égaux devant la loi. A l'exception des habitants du Comtat Venaissin, propriété de l'Eglise entre mont Ventoux et vallée du Rhône, où sévissent pillages, famines et massacres. Révoltée par tant d'injustices, Eloïse part en croisade afin de prêcher pour un Comtat rattaché à la république naissante. De sa Provence natale jusqu'à Paris, partout sa détermination impressionne et son charme, puissant, opère auprès d'hommes influents. Alors que délation et trahison sont monnaie courante, Eloïse, risquant sa vie à tout instant, découvrira-t-elle le secret de son incroyable filiation ?
    Une page méconnue de l'histoire de la cité des papes.

  • La papauté a définitivement quitté Avignon pour Rome. À Valence, en Espagne, les Borgia se préparent à mettre la main sur le gouvernement de l'Église. Rien ne les arrêtera. Deux papes Borgia occuperont le Trône de saint Pierre, mais à quel prix ! Intrigues, corruption, alliances sulfureuses, amours illégitimes, crimes, luxure, ils ne reculeront devant rien.
    Qu'il s'agisse d'Alonso Borgia, devenu Calixte III, de son neveu Rodrigue, plus connu sous le nom d'Alexandre VI, ou des enfants de celui-ci, le bouillant César et la belle Lucrèce, pour satisfaire leurs ambitions les coups les plus bas sont permis. Personnages hors du commun, les Borgia vivent pourtant dans un monde qui, le Moyen Âge achevé, s'ouvre à la Renaissance. Les arts et les sciences s'épanouissent ; ils joueront un rôle prépondérant dans cette mutation. Avec Les Borgias, Claude Mossé s'attache à la longue histoire d'une famille exceptionnelle.
    Une fiction conçue comme un roman policier du xvie siècle. Une fresque où, de rebondissements en événements imprévus, de la première à la dernière page, le bien et le mal s'entremêlent.

  • Lusitania

    Claude Mossé

    • Fayard
    • 22 Avril 2015

    7 mai 1915. Dix mois après le début de la guerre, le luxueux paquebot britannique Lusitania est torpillé au large des côtes irlandaises par un sous-marin allemand. À son bord, effectuant la traversée New York-Liverpool, 1 959 passagers et membres d´équipage, dont la plupart sont noyés en dix-huit minutes...Harry Wallace, représentant de la compagnie maritime propriétaire du navire, recueille les survivants et s´interroge : comment une torpille de faible puissance a-t-elle pu provoquer de tels ravages sur un bateau si gigantesque ? Certains évoquent une seconde explosion, plus violente que la première. Les explications fournies ne sont pas suffisantes. Hanté par les corps qu´il a vus pendant des semaines s´échouer sur le rivage, Harry décide d´en avoir le coeur net.Winston Churchill, Premier Lord de l´Amirauté, pourrait bien être impliqué dans cette catastrophe. Voulait-il se servir des victimes américaines pour contraindre les États-Unis à intervenir dans le conflit ? Les rumeurs prétendent qu´il aurait fait remplir les cales de munitions, que des passagers clandestins se seraient trouvés à bord, peut-être même des lingots d´or... Harry parviendra-t-il à percer les secrets de ce mystérieux naufrage ?
    Inspiré de faits réels, ce roman retrace, cent ans après le drame, le destin tragique des passagers du Lusitania.
    Claude Mossé, historien de formation, grand reporter de radio et télévision, a publié plus de quarante essais, enquêtes et romans historiques, dont la récente saga Les Borgia.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'aventure de Jean René Lefèbvre se confond avec celle de l'Aéropostale et de tous ceux qui, au prix d'efforts souvent surhumains, ont gagné la « bataille du ciel ». De cette formidable épopée du XXe siècle, beaucoup de pilotes sont devenus des héros : Saint Exupéry, Mermoz, Guillaumet... Faut-il pour autant oublier le courage et l'ingéniosité des autres - les « goupilles » - qui en bricolant ces « drôles de machines » leur ont permis de voler ? Jean René Lefèbvre est l'un des derniers survivants de ces mécanos de génie. L'aventure commence pour lui à Toulouse et se poursuit, d'escale en escale, tout au long de la Ligne qui reliait la France à Santiago du Chili. Des sables du désert aux redoutables sommets andins, Jean René Lefèbvre a beaucoup à raconter : les moments les plus drôles, les épisodes les plus tragiques et surtout la profonde amitié qui l'unissait aux plus célèbres : Saint Ex, notamment. Un témoignage abrupt et vivant sur les débuts de l'aviation où percent toujours la tendresse et la réserve d'un homme qui, s'il ne devint pas un « héros », fut un véritable pionnier.

  • Au lendemain de l'Anschluss, en 1938, le gouvernement suisse choisit la " neutralité ", ferme ses frontières et ouvre des " camps de réfugiés ", qui ne sont autres que des camps d'internement pour les Juifs qui ont réussi à quitter l'Allemagne ou l'Autriche nazies. Paul Grüninger, lui, désobéit. Commandant de la police cantonale, en poste à Saint-Gall, à la frontière austro-germano-suisse, il falsifie des documents qui permettront à des centaines de Juifs d'éviter ainsi la déportation. Parallèlement, Martha, une Juive allemande naturalisée suisse, s'insurge et organise l'accueil et l'exfiltration de centaines de pourchassés.
    Pour prix de sa conscience civique, de son humanité, Paul Grüninger sera démis de ses fonctions, condamné, privé de retraite dans une totale indifférence. Après avoir vécu d'emplois précaires, il meurt en 1972, un an après avoir été proclamé " Juste parmi les nations " au nom de l'Etat d'Israël. Autour de l'homme, le roman, construit sur des vérités historiques, se déroule tel un thriller aux multiples rebondissements où gravitent de nombreux personnages aux caractères contrastés : Eugen Stahler, banquier saint-gallois ; Martha, allemande et juive ; Frederika, convertie au national-socialisme ; Weilmüller, galeriste lucernois...

  • L'existence romancée de cet aventurier, né en Italie en 1749. Librettiste de Mozart, ami de Casanova, il débarque à Philadelphie à cinquante-neuf ans et devient le premier parrain de la future mafia.

  • Jean XXII admira une dernière fois la vaste plaine du Rhône, puis il rendit l'âme. Il avait 90 ans. Avignon allait-elle rester la capitale de la chrétienté ? Les Avignonnais l'espéraient ; les intrigants, seigneurs ou ecclésiastiques, eux, complotaient toujours pour le retour de l'Église à Rome. Jacques Fournier est élu. Il prend le nom de Benoît XII et décide de résider en Provence... Aux cours d'amour de son prédécesseur, succèdent les bûchers et les procès en hérésie. Les femmes, par passion, par appât du gain, s'adonnent à la sorcellerie. Comme dans le premier volume de cette série, personnages réels ou imaginaires se croisent et s'entrecroisent. Rien n'est faux, tout n'est pas vrai. Dans le décor d'Avignon, la place des bâtisseurs et des artistes devient de plus en plus importante. Que défuncte Benoît XII l'austère, que soit élu Clément VI le fastueux, le château des Papes achevé, ambassades et festivités se suivent dans Avignon où le luxe fait des heureux et des jaloux. À chacun de tenir son rang. Pétrarque, l'amoureux tourmenté de Laure, se montre aussi un habile diplomate ; il se déplace beaucoup en Italie, afin de plaider la cause du retour à Rome. Sans succès. Dans la florissante Avignon, les amours et les fêtes sont tumultueuses. Le vin coule à flots, les épées se croisent, les plus belles filles ont pour amants les plus vénérés prélats de la Curie. Cela aurait pu continuer, si un terrible fléau ne s'était abattu sur la Provence : la peste. Le destin de nos personnages est soudainement bouleversé. Des personnages quittent la scène, d'autres s'y installent. Des passions naissent, d'autres s'éteignent. Sous l'oeil des bâtisseurs qui ont érigé le plus puissant palais forteresse de tout l'Occident, le château des Papes domine la chrétienté.

  • Au XVIe siècle, l´épopée tragique et romanesque des vaudois, rattachés au protestantisme, pourchassés par les catholiques.Au moment où la France sort des rudesses du Moyen Age pour plonger dans les joliesses de la Renaissance, se préparent les massacres des guerres de Religion. Protestants avant l´heure, les vaudois du Luberon, vaudois parce qu´émules de Pierre Valdès, un négociant lyonnais qui, au XIIe siècle, prônait la pauvreté et l´humilité de l´Eglise, seront les grandes victimes du siècle de Montaigne et La Boétie.

    Sibylle, jeune veuve du seigneur de Buoux, dans le Luberon, elle-même vaudoise, prend fait et cause pour les siens, pourchassés, torturés, violés, brûlés ou tués par Meynier d´Oppède, premier président du parlement d´Aix-en-Provence. Tout cela dans un silence des puissants qui frise la connivence si ce n´est l´assentiment.

    Sibylle se rend au Vatican pour tenter de convaincre le pape Paul III. Lequel n´est pas contre un peu plus de compassion mais ne fait rien. C´est surtout la jeune femme qui l´intéresse. Pas ces hérétiques qui ont le culot de traduire les Ecritures sacrées en occitan, c'est-à-dire dans la seule langue que les fidèles comprennent. Des hérétiques !

    Sibylle, dévouée à sa cause, va aussi rencontrer François 1er, le roi de France. Vieillissant, celui-ci n´a d´intérêt que pour sa lutte contre l´empereur Charles Quint qui convoite la Provence, donc le Luberon !

    Et pendant ce temps, les villages de Gordes, Roussillon, Bonnieux, Ménerbes, Mérindol, Lourmarin sont mis à sac et détruits par le feu. Trois mille personnes sont exterminées, hommes, femmes, enfants, en cinq jours, sept cents envoyées aux galères, les cultures détruites et les troupeaux décimés.

  • À l aube du siècle nouveau, alors que Christophe Colomb repousse les frontières terrestres, que Copernic révolutionne la pensée scientifique et que Michel-Ange uvre sur les murs de ce qui sera la chapelle Sixtine, Rodrigue Borgia, devenu Alexandre VI, ne connaît qu une loi, celle de l or, de la chair et du sang. Ses enfants, Lucrèce et César, commettent des crimes en toute impunité et contribuent à ce que la mémoire des hommes ne retienne du clan qu intrigues, corruption, meurtres et orgies.

    Parce que l histoire des Borgias tient aussi du roman policier, Claude Mossé s est fait détective, comme dans le premier volume, entre fiction et vérité historique. Lucrèce est-elle vraiment cette femme sans scrupule, incapable de repentir ? César n est-il qu un guerrier cruel sans dieu ni maître ? Le héros, Vicente, riche de sa seule foi, va-t-il se transformer en complice inconscient ?

    Qui sont réellement ces Borgia qui ont porté deux fois la tiare et dont un descendant a été canonisé ? À découvrir dans La Chair et le Sang, la suite des Fauves.

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